Formé en 2014, le trio new-yorkais THICK s’est fait une spécialité : transformer les vérités les plus rugueuses en décharges punk aussi frontales qu’euphoriques. Avec Happy Now, leur deuxième album, sorti chez Epitaph, Nikki Sisti (chant, guitare), Kate Black (chant, basse) et Shari Page (chant, batterie) signent leur disque le plus dense et le plus à nu. On y croise l’auto-sabotage, les insécurités qui collent à la peau, le victim-blaming et les relations qui déraillent — le tout sans filtre, avec une urgence presque cathartique.
Brut, irrévérencieux, et d’une franchise désarmante, Happy Now navigue entre exutoire jubilatoire et mode d’emploi pour garder la tête hors de l’eau quand tout tangue autour. « Nos morceaux penchent souvent vers une forme d’optimisme, même quand ils sont traversés par la douleur », explique Sisti, qui voit THICK comme un « journal intime en mouvement ». Pas question ici de positivité forcée : il s’agit plutôt d’embrasser le chaos émotionnel, d’en faire quelque chose — et, peut-être, d’en sortir un peu plus solide.
Après avoir quitté l’ombre des caves DIY pour une tournée à travers les États-Unis, THICK s’appuie sur une formation renouvelée suite au départ de Shari Page la batteuse pour imposer ses refrains incisifs avec une urgence intacte. Un nouvel album est prévu à l’automne 2026.